On assiste ces dernières années
à une prise de conscience générale
concernant les risques sur la santé du tabagisme
passif. En témoigne la mise en place d’une
réglementation de plus en plus stricte dans
les pays occidentaux pour préserver les non-fumeurs.
En France, l’adoption de la loi Evin, en janvier
1991, a constitué un tournant important dans
la lutte contre le tabagisme. Cette loi est cependant
encore insuffisamment appliquée. Le Plan
Cancer, élaboré en 2003 a ainsi édicté
un certain nombre de mesures pour informer et sensibiliser
l’opinion publique aux risques du tabagisme
passif. Récemment, un pas important a également
été franchi avec un arrêt de
la Cour de Cassation du 29 juin 2005 qui contraint
les employeurs à protéger les salariés
du tabagisme.
Le tabagisme passif : quand
les autres nous empêchent de respirer 1

Le tabagisme passif (autrement appelé “tabagisme
environnemental” ou “tabagisme involontaire”)
correspond à l’inhalation involontaire,
par un non fumeur, de la fumée de cigarette
des autres. On l’ignore souvent, mais celle-ci
est encore plus toxique que la fumée inhalée
directement par le fumeur. Ainsi, elle contient
4 000 substances chimiques parmi lesquelles la nicotine,
des irritants, des produits toxiques (monoxyde de
carbone…) et plus de 60 substances qui peuvent
provoquer ou favoriser l'apparition de cancers.
Les composés nocifs de la fumée ambiante
peuvent se disperser et diffuser dans toutes les
parties d’une pièce, d’une habitation
ou d’un lieu de travail…
Et plus le temps de contact journalier avec la fumée
ambiante est important, plus les risques pour le
non fumeur sont élevés.
A noter que selon l'Académie de médecine,
la fumée de tabac constitue “la source
la plus dangereuse de pollution de l'air domestique,
en raison de sa concentration élevée
en produits toxiques mais aussi parce que l'on y
est exposé à tout âge et pendant
des périodes beaucoup plus longues que la
période d’exposition à la pollution
atmosphérique 2.
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Quels risques sur la santé
? 1,2

Au-delà de la gêne occasionnée,
le tabagisme passif aggrave des pathologies existantes
et en provoque de nouvelles. Les risques demeurent
certes moins importants que chez le fumeur actif,
mais les conséquences pour la santé
sont réelles.
L’exposition passive à la fumée
de tabac augmente ainsi le risque de :
 |
• 72 % pour les
infections respiratoires basses de l’enfant
lorsque sa mère fume.
• 48 % les otites récidivantes
de l’enfant si ses deux parents fument.
• 26 % pour le cancer du poumon.
• 25 % pour les accidents coronariens.
|
En France, en 2001, on estime que le tabagisme passif
est responsable chaque année de 3 000 décès.
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