Depuis environ 15
ans, le tabagisme féminin connaît une forte
progression, tant en France qu’en Europe : les
femmes fument de plus en plus et de plus en plus jeunes.
1 Aujourd’hui,
elles fument autant que les hommes, et meurent prématurément
de leur tabagisme, par cancer du poumon, de la gorge,
etc.
Tabac et pilule
Tabac et grossesse
Tabagisme passif et femme enceinte
Tabac et ménopause
Peau et tabac
Tabac et pilule
: une bombe à retardement 1
L’association pilule et tabac est néfaste
pour l’organisme. Elle constitue en effet un facteur
de risque important de maladies cardiovasculaires et
un véritable danger pour la santé. Ainsi,
elle multiplie par 40 les risques d’accident vasculaire
cérébral et par 4 à 10 celui de
faire un infarctus.
Cette association a également des conséquences
sur le plan veineux, et augmente notamment les risques
de phlébite et d’embolie pulmonaire.
Enfin, fumer lorsque l’on prend la pilule diminue
l’absorption de la Vitamine C par l’organisme,
exposant ainsi les fumeuses à des carences et
des périodes de fatigue.
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Tabac et grossesse
: “Quand maman fume, bébé fume”
1
Le nombre de fumeuses enceintes a considérablement
augmenté en 20 ans, passant de 10% en 1972 à
35% en 2000.
1
Pourtant fumer en période de grossesse expose
la future maman elle-même et le fœtus à
de multiple risque, et ce aux différents stades
de la grossesse :
• Avant
 |
• La cigarette
provoque une diminution de la fécondité
d’environ 50%, en raison de modifications
hormonales engendrées par le tabac.
• En moyenne, les fumeuses mettent
2 fois plus de temps que les non fumeuses pour
avoir un bébé.
|
• Pendant
 |
• Le risque de fausse-couche
est multiplié par 3.
• Les risques de grossesse extra-utérine
et d’accouchement prématuré
sont multipliés par 2.
• Des retards de développement
du fœtus sont fréquents.
• Les bébés pèsent
en moyenne 200 g de moins à la naissance.
|
• Après
 |
• Le risque de mort
subite du nourrisson est multiplié par
3.
• Le risque d’asthme chez l’enfant
est plus élevé.
• Si la maman allaite, le tabac perturbe
la lactation (elle a moins de lait), et la nicotine
passe dans le lait (le nourrisson en reçoit
une quantité non négligeable).
Pour limiter les dégâts, la maman
doit éviter de fumer pendant l’heure
qui précède et suit la tétée.
|
L'arrêt du tabac doit intervenir de préférence
avant la conception, sinon le plus tôt possible
pendant la grossesse. Il reste utile tout au long de
la grossesse et même après l'accouchement.
Diminuer sa consommation de 20
cigarettes à 5 par jour est toujours positif
dans une démarche d’arrêt mais attention,
le risque persiste :
Il n’existe pas de petite consommation de tabac
non dangereuse. Restreindre à 5 cigarettes par
jour une personne habituée à fumer un
paquet de cigarettes induit une compensation naturelle
dans la façon de fumer : la fumeuse va attendre
chaque cigarette autorisée dans un climat de
stress et va inhaler beaucoup plus profondément
la fumée, le nombre de cigarette est réduit
certes, mais chacune d’elle est fumée plus
intensément, de façon à maintenir
l’absorption nécessaire du taux de nicotine.
Ce qui provoque, par conséquent, une intoxication
équivalente.
Un arrêt total est recommandé, car la diminution
du tabagisme maternel n’est pas suffisante pour
prévenir l’apparition de complications
maternelles, foetales ou néonatales pendant la
grossesse ou au décours de l’accouchement.
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Tabagisme passif
et femme enceinte : même quand maman ne fume pas,
bébé fume 3
L’exposition d’une femme enceinte à
la fumée d’autrui a un effet comparable
à celui d’un petit tabagisme maternel.
Ainsi, il a pour conséquence d’exposer
le fœtus aux produits cancérigènes
contenu dans la fumée de cigarette et de le priver
d’une partie de l’oxygène indispensable
à son bon développement.
Il a notamment un effet sur :
 |
• La croissance du
fœtus : retard de croissance intra-utérin
et petit poids à la naissance (- 7%).
• Le risque de mort subite du nourrisson
est multiplié par deux.
|
Par ailleurs, il existe une relation entre l’exposition
au tabagisme de la mère durant la grossesse et
le risque de survenue de cancers dans la petite enfance
: leucémies, lymphomes.
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Tabac et ménopause
: elle survient plus vite chez les fumeuses 5
La ménopause est causée par l’arrêt
progressif de la production d’œstrogènes.
Le tabac agit comme anti-œstrogène et peut
provoquer une ménopause précoce avec un
risque d’ostéoporose accentué. Ainsi,
elle survient 1 à 2 ans plus tôt chez les
femmes qui fument.
Par ailleurs, arrêter de fumer permet de réduire
certains symptômes relatifs à la ménopause,
tels les bouffées de chaleur, les troubles de
la mémoire…
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Peau et tabac :
la cigarette en plus, la beauté en moins
La peau des fumeuses vieillit plus vite. La vasoconstriction
engendrée par la nicotine entraîne en effet
une réduction de la circulation sanguine au niveau
de l’épiderme et de l'apport en oxygène.
Résultat, les rides apparaissent plus précocement
et sont plus accentuées. Comme le soleil, le
tabac favorise en plus la prolifération des radicaux
libres, molécules oxydantes qui accélèrent
le vieillissement cutané. Par ailleurs, les petites
particules de fumée qui adhèrent à
la peau obturent les pores. L'épiderme s'épaissit,
paraît terne et grisâtre.
Mais ce n’est pas tout. Les dépôts
de fumée sur la chevelure et l'irrigation réduite
du cuir chevelu (également liée à
la vasoconstriction) fragilisent aussi les cheveux qui
deviennent souvent cassants. Enfin, la nicotine et les
dépôts de goudron peuvent provoquer une
décoloration des dents et des doigts qui deviennent
jaunâtres.
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