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L’arrêt du tabac est une entreprise difficile.
Environ 60 % des fumeurs déclarent avoir envie d’arrêter 1/3 d’entre eux utilise un médicament mais seulement 3% des candidats au sevrage qui n’ont pas été accompagnés restent abstinents après 1 an...
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Chaque année, en France, on estime à environ 750 000 le nombre de personnes qui arrête de fumer, soit 2 000 arrêts par jour 1.
En 2005, 75 % des fumeurs réguliers ont déjà arrêté de fumer pendant au moins une semaine au cours de leur vie et près de 60 % ont actuellement envie d’arrêter. Ceux qui se sont déjà arrêtés au moins une semaine l’ont fait plus de 3 fois en moyenne 2.



Les motivations à l’arrêt du tabac


La raison la plus souvent évoquée par les fumeurs est “ une prise de conscience des conséquences du tabac ” (20,2 %) 1.

Viennent ensuite 1:

• La peur de tomber malade (14,9 %).
• La grossesse ou la naissance d'un enfant (14,9 %).
• Un sentiment de lassitude (13 %).
• La recherche d'une meilleure condition physique (12 %).
• Le prix des cigarettes (10,9 %).

Le fait d'avoir déjà une maladie liée au tabac est une raison évoquée par 8 %, se défaire de la dépendance par 5,7 % des personnes interrogées. Le fait d'éviter de gêner un proche par 3,7 %, l'envie de se débarrasser de l'odeur du tabac par 3,1 % (3,8 % pour les femmes, 2,6 % pour les hommes) et le fait d'avoir un proche atteint d'une maladie due au tabac par 2,1 % 1.
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Des résolutions éphémères…


Selon que l’on a ou non-repris la cigarette après une période de sevrage, les motivations initiales varient. Ainsi, on constate que la naissance d'un enfant et le prix des cigarettes sont plus souvent évoqués par ceux qui ont finalement repris la consommation de tabac. À l'inverse, une prise de conscience plus profonde des conséquences du tabac sur la santé ou le fait d'avoir déjà une maladie ou un problème de santé lié au tabac, est plus souvent rapporté par ceux qui n'étaient plus fumeurs lors de l'enquête. Notons que même si l'avis du médecin est évoqué par un pourcentage très faible des personnes interrogées (0,7%), ceux qui mentionnent cette motivation sont beaucoup plus souvent les anciens fumeurs.
Si la peur de tomber malade est quasi équivalente, quel que soit l'âge, le coût élevé des cigarettes est l’une des principales motivations chez les jeunes, alors qu’elle est rarement évoquée chez les plus âgés.
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Les freins à l’arrêt du tabac


Cesser de fumer entraîne parfois des retentissements dans la vie quotidienne qui peuvent faire redouter cette épreuve aux fumeurs. Ils craignent souvent les effets sur l’humeur et la qualité de vie : nervosité, déprime, stress, insomnie… Mais une des craintes principales concerne la prise de poids. Et il est vrai qu’il n’est pas rare de constater une augmentation de l’appétit au moment du sevrage. Pourquoi ? Parce que le tabac possède un effet coupe-faim, augmente les dépenses énergétiques au repos, et ralentit l’assimilation des aliments (et donc diminue le stockage). Par ailleurs, certaines personnes ont tendance à grignoter pour compenser le manque de la cigarette.
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Pour limiter la prise de poids, il faut :


• Ne pas oublier de bouger. La question de la prise de poids ne se résume pas au nombre de calories ingérées : c’est une question de balance entre activité physique et apport énergétique. De plus, la pratique d’un sport, permet d’évacuer son stress, et de se sentir bien dans son corps.
• Faire trois vrais repas sans sauter le petit-déjeuner, pour éviter les petits creux de la matinée et les grignotages.
• Miser sur les fruits et légumes et cuisiner des choses simples.
• Eviter de boire trop d’alcool et de café qui appellent la cigarette.
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Sources :
1. www.santegouv.fr – Baromètre santé 2000
2. Baromètre santé 2005